C'est bizarre des fois quand on y pense, comment on ressent les choses... Quand j'étais plus jeune, je n'avais peur de rien, ou presque. En fait j'avais une toute petite phobie de rien du tout, j'avais peur d'être internée dans un hôpital psychiatrique...
Je pense que ce n'est pas une phobie commune. Les gens ont peur des araignées, des hauteurs, des orages, de conduire en ville... Mais je ne connais absolument personne qui a peur d'être interné. Et qui l'a été... Prémonition?
Je pense que, depuis mon tout jeune âge, j'avais compris qu'il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond chez moi... Même qu'à un certain moment, j'ai dit les mots «maniaco-dépressif» en parlant de mon état d'esprit. Est-ce que c'est possible que la maladie s'est révélée à moi bien avant mon diagnostic? Est-ce que ce sont tous les bipolaires qui ont cette perception d'eux-même? Suis-je particulièrement sensible?
C'est pour ça que, lorsque le diagnostic est tombé, j'ai pleuré, de joie... Il y avait enfin une explication logique à tout cet émoi. Surtout, il y avait une solution. Ma psychologue dit que ça prend 5 à 10 ans pour un bipolaire pour accepter la maladie et les traitements. Pas moi. J'ai sauté dedans à pieds joints. Oui, la thérapie. Oui les médicaments. Oui les suivis. J'embarque. J'avais probablement une longueur d'avance, parce que je le savais déjà bien avant l'hôpital et l'internement. C'était un soulagement...
mercredi 30 mars 2016
vendredi 8 janvier 2016
Revue de l'année 2015
J'aime beaucoup faire des bilans. C'est ma façon de regarder le parcours derrière moi et de choisir où je m'en vais. Quand je regarde 2015, je vois une année de progression, d'épanouissement et de croissance personnelle. C'est un beau bilan.
J'ai commencé l'année en thérapie. J'avais commencé à voir ma psychologue en juin 2014 parce que je vivais une problématique en lien avec un traumatisme passé. J'ai résolu ma problématique, mais ma psychologue a déterré de vieilles douleurs. J'ai compris que je n'avais pas encore bâti ma valeur personnelle à mes yeux. J'ai travaillé avec ma coach afin de trouver une façon de connecter avec ce sentiment crucial qui fait qu'une personne sent qu'elle vaut la peine d'être aimée. Ça a été difficile comme travail, mais je peux maintenant dire que je sens, au plus profond de moi, ce que je vaux comme personne, indépendamment de mon succès professionnel ou financier. Je suis moi et je suis assez.
J'ai mis fin à ma thérapie vers le mois de février. Je ressentais le besoin maintenant de progresser seule, de faire mon chemin sans intervention externe. Je me sentais prête, je me sentais pleine.

En avril, j'ai célébré mes 30 ans. Ce moment a été le plus beau de mon année 2015. J'ai senti que je franchissais une étape importante de mon développement, que je faisais maintenant mon entrée dans le monde des adultes. Si un mot caractérisait mon sentiment à cette époque, c'était sérénité. Étrangement, c'est le mot qui est revenu dans presque toutes mes cartes d'anniversaire. Je me suis d'ailleurs fait tatouer le symbole de la sérénité, c'est le cadeau d'anniversaire que m'a offert mon amoureux.
À la fin de l'été, j'ai senti quelques difficultés émotives. En 2014, j'ai atteint 50 livres de perdues suite à un travail de longue haleine sur ma santé. Mais en 2015, j'ai repris 25 livres. J'étais dévastée. Mon image personnelle m'affectait beaucoup. Je sentais que j'avais échoué et que j'étais moche et sans volonté.
Aussi, à cette période, je vivais de grands boulversements à mon travail et j'étais stressée. Mon trouble obsessionnel-compulsif et mon trouble anxieux se sont mis à prendre beaucoup de place dans ma vie. J'ai senti que j'avais besoin d'aide. Je suis allée faire des démarches à mon CLSC pour voir un psychologue. Bien sûr, il y a plusieurs mois d'attente, je n'ai pas eu de suivi en 2015.
En septembre, j'ai fait une retraite silencieuse à l'abbaye Ste-Marie-des-Deux-Montagnes. Je ressentais un grand besoin de m'isoler pour réfléchir à mon parcours et pour imaginer mon avenir. J'ai médité longuement là-bas, à l'ombre des grands chênes, et j'ai eu plusieurs prises de conscience et révélations. Cette aventure s'est révélé un moment charnière de mon développement personnel et j'ai eu l'envie d'écrire un mémoire sur ce que j'ai vécu là-bas. Je complète actuellement le brouillon de mon manuscrit.
L'automne a été difficile au travail et j'ai eu beaucoup de remises en question. Je croyais quitter mon emploi mais étonnament, mes nouvelles conditions de travail sont beaucoup plus intéressantes que précédemment et mes employeurs m'ont fait preuve d'une grande reconnaissance pour mon travail. Je suis maintenant plus motivée que jamais au sein de mes fonctions.
Au début novembre, j'ai vécu un grand drame qui m'a secouée très fortement. Edward, mon compagnon félin des 9 dernières années, est décédé subitement. J'étais très attachée à Edward, il s'agit du premier être vivant à qui j'ai promis de l'aimer sans conditions et de lui faire une place dans ma vie. Je dis souvent qu'apprendre à aimer Edward m'a permis d'être prête à faire de la place pour un homme dans ma vie. Cette petite boule de poils a fait ressortir le meilleur de moi-même, et c'est ce que je veux garder en souvenir de lui. J'ai traversé cette épreuve d'une nouvelle façon pour moi. Avant, je gardais mes émotions enfouies au plus profond de moi, refusant de les vivre, de peur d'être envahie par elles. Cette fois-ci, j'ai décidé de vivre pleinement la douleur de sa perte. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, j'ai parlé à mes proches de mes émotions, je les ai écrites. J'ai mis des photos d'Edward partout près de moi, pour me souvenir, mais aussi pour ne pas oublier que je devais vivre mon deuil maintenant, pour ne pas le trainer comme un boulet pendant des années. Je suis heureuse d'avoir fait ça de cette manière. Je peux dire maintenant que j'ai fait mon deuil et qu'il ne me reste que les beaux souvenirs, et cette petite nostalgie qui ne me quittera probablement pas.
À la fin de l'automne, de grands problèmes de digestion m'ont amené à faire plusieurs tests de santé et à revoir mon alimentation. J'ai recommencé à perdre du poids et à bien manger et mon image de soi s'est immédiatement transformée. Je me trouve belle, resplendissante, et je vois que les gens autour de moi ont perçu ce changement dans mon estime de soi et dans ma confiance.
J'ai terminé l'année en revisitant les événements qui ont marqué 2015 et à revoir mes priorités. J'ai évalué les différentes sphères de ma vie et j'ai constaté que c'est vraiment ma santé qui a le plus besoin d'efforts, alors je vais en faire mon thème pour 2016.
Nous venons tout juste de commencer l'année, je commence ma thérapie au CLSC la semaine prochaine et je compte faire de 2016 le prolongement de cette belle croissance amorcée en 2015. Je suis pleine d'enthousiasme et j'ai hâte de faire de nouvelles découvertes sur moi-même, d'apprendre encore plus à me connaître et à me développer.
Merci de me lire, à très bientôt.
mardi 17 novembre 2015
L'explosion de l'ego
Dernièrement, je lis beaucoup à propos de l'ego. Je termine bientôt un livre écrit par Eckhart Tolle, Nouvelle Terre: L'avènement de la conscience humaine. Ce livre parle de l'ego de l'homme et de comment s'en dissocier pour trouver qui nous sommes vraiment.
Il faut d'abord savoir que l'ego, c'est cette partie de nous à laquelle nous nous identifions quand nous pensons à soi. Dans mon cas, ce peut être «je suis une jeune femme bipolaire qui aime lire et cuisiner». Ce peut être bien d'autres choses, telles que «je suis grosse et je n'arrive pas à perdre du poids.» Ou encore « je suis particulièrement bonne dans les tâches administratives et je peux atteindre n'importe quel objectif que je me fixe.» Mais l'ego, c'est uniquement une interprétation que nous nous faisons de nous-même. Ce n'est pas qui nous sommes. L'ego, ce sont les pensées auxquelles nous nous identifions.
Apprendre sur l'ego m'a fait penser à quelque chose. Quand j'étais en manie, j'ai l'impression que ces pensées s'amplifiaient. Tout d'abord, une manie, c'est une avalanches de pensées très rapides et incessantes, et je crois que ces pensées sur moi-même prenaient une amplitude démesurée dans ces moments. Je me souviens d'une nuit sans sommeil où j'ai écrit une description très peu reluisante de qui je suis. Tous mes défauts, je les ai écrit cette nuit-là et j'ai intitulé mon texte «qui je suis». Je vous épargne les détails... À d'autres moments, durant d'autres manies, j'avais l'impression que j'étais invincible. Que j'avais toutes les qualités et que je pouvais réussir n'importe quoi. J'étais on top of the world. Donc pour moi, une manie, c'est une sorte d'explosion de l'ego. Une amplification démesurée de ce que je pense que je suis. C'est intéressant non? Je n'y avais jamais pensé!
Heureusement, la médication m'aide à ne pas retourner dans cet état amplifié, mais l'ego est toujours présent, dans de moindres proportions. En fait, on a tous un ego. Eckhart Tolle dans son livre nous explique que nous pouvons dissoudre notre ego en étant présent. Selon lui, nous sommes réellement celui qui observe l'ego, celui qui est conscient de ses pensées, qui sait que ses pensées ne sont pas lui. Chaque fois que nous observons notre ego à travers ces yeux, il diminue, et nous sommes de plus en plus proche de notre essence. C'est vraiment passionnant!
vendredi 13 novembre 2015
Nouvelle étape dans mon traitement
C'est officiel! J'ai enfin atteint la dose minimale d'antipsychotiques, après plus de 5 ans avec la
médication. J'ai tellement l'impression que ça va bien! Mon humeur est égale, je suis calme et je réagis bien aux changements et aux événements difficiles, comme la perte de mon minou adoré.
Je sais que la médication est nécessaire à ma santé mentale, parce que la bipolarité, si elle n'est pas traitée, nuit beaucoup à une vie saine. Je n'associe pas ma stabilité uniquement aux médicaments, mais à tout ce que je fais autour pour me maintenir. Dans la gestion de mon anxiété, la méditation a été ma plus grande alliée. J'ai appris à créer de l'espace autour de mes pensées et à générer cette paix intérieure qui m'habite presque tout le temps maintenant. Je pratique la méditation tous les matins et quelques fois le soir.Depuis, mes proches ont vu une grande amélioration dans ma gestion du stress. Je suis plus zen et plus heureuse.
Aussi, le respect de mon hygiène de vie m'a beaucoup aidé à devenir plus stable. C'est certains que mes proches souhaiteraient que je veille plus tard le soir, mais pour moi, respecter mon heure de coucher me permet de garder un équilibre qui pourrait être précaire. Mes plus grandes manies survenaient alors que je manquais de sommeil, j'en fais donc la pierre angulaire de ma santé mentale.
Quand j'ai demandé à mon médecin de réduire ma dose, la première question qu'elle m'a posé est si je suis toujours en couple avec mon amoureux. En effet, mon chéri était là à l'époque où je n'étais pas encore diagnostiquée, il a vu mes manies et a vécu ma psychose de très près. Il m'a soutenu dans ma grande période de dépression. Il est donc à même de reconnaître mes symptômes et de réagir si la baisse de médication me déstabilise. Je suis tellement chanceuse que mon chéri s'implique dans mon traitement! Je crois que, s'il n'avait pas été avec moi, mon médecin n'aurait pas diminué ma dose de peur que je ne me vois pas aller.
On a changé mon zeldox jeudi dernier. Nous sommes mardi et je n'ai aucun symptôme. Je suis toujours calme, je dors bien, mon moral est bon. C'est soulageant! J'ai l'impression d'avoir atteint une nouvelle étape de mon traitement, l'étape du «ça va bien pour vrai»!
mardi 10 novembre 2015
Le Deuil
La semaine dernière, un drame inattendu a bouleversé ma maisonnée. Mon compagnon de toujours, mon beau Edward, nous a quitté après avoir souffert d'une insuffisance de son foie. Le moins qu'on puisse dire est que son décès n'était pas prévu. Et ça m'a frappé fort.
Edward est dans ma vie depuis 9 ans. Il est né chez moi, nous avons toujours été ensemble. Je l'aimais d'un amour de mère, avec tendresse et affection, et j'aurais déplacé mers et mondes pour son bien-être. J'ai découvert une douleur que je ne savais pas possible. En perdant Edward, j'ai rapidement eu l'impression qu'on m'avait coupé un bras ou une jambe. Il me manque un morceau. Ma peine est immense.
J'ai été inquiète les premières journées, parce que je me sentais dériver dans la tristesse. Une grande lassitude m'a envahie et mes bonnes habitudes ont rapidement pris le bord. Je n'avais envie de rien, sinon de ne pas être seule, et de parler encore et encore d'Edward et de ce que son départ m'a fait ressentir. Mais j'ai aussi tenté de fuir ma douleur. J'ai rapidement sauté les images de félins sur mon écran d'ordinateur. Je me suis levée tard le matin, pour ne pas ressentir le manque de sa présence pendant ma routine matinale. J'ai tenté de ne pas faire face à mon chagrin, parce que j'ai peur d'être entraînée vers la dépression, ce qui serait facile pour moi, considérant ma maladie.
Je crois que c'est normal que je tente de fuir, j'ai toujours eu du mal à faire face à mes émotions, probablement parce que je les ressens amplifiées. Mais vivre la douleur du départ d'Edward, c'est un passage obligé si je veux faire mon deuil. Si j'ignore mon mal, il demeurera en moi, même si je ne le vois pas. Je dois apprivoiser ces sentiments qui m'habitent et leur faire une place. The only way out is through.
Heureusement, quelques journées ont passé depuis son départ. J'ai dit et écrit tout ce qui m'habite, ma détresse, le grand vide qu'il me laisse, et je me sens mieux. La tristesse a laissé place à la nostalgie. Celle-là va sûrement demeurer longtemps mais je me sens forte et capable de passer au travers.
Je vous laisse sur ces quelques images de mon chat adoré, celui qui m'a offert tant de bonheur et d'amour. Vivre mon deuil, c'est aussi célébrer les moments de joie que nous avons eu, les chérir au plus profond de moi. Avec tout mon amour.
Il était beau n'est-ce pas?
vendredi 9 octobre 2015
Vouloir s'améliorer
Cette semaine j'ai fait deux bourdes dans le même meeting. J'ai dit des choses, du tac au tac, sans penser aux conséquences, et j'ai affecté mon image et celle de mon patron. Le lendemain, mon patron m'a fait la morale doucement, avec compassion, mais je sais bien que j'ai des choses à améliorer. Et d'habitude, j'ai toute la volonté du monde de m'améliorer et de travailler sur moi-même, mais, dans cet instant, j'ai senti peser le poids de toute mon imperfection, tout d'un coup. Je me suis sentie surpassée par tout le travail que j'aurai à faire sur moi-même durant ma vie. Je me suis dit que je n'aurai jamais terminé et j'ai senti ça comme insurmontable.
Une fois la vague passée, j'ai pensé à cette émotion qui m'avait envahie. Puis j'ai pensé
à ce courriel que j'ai envoyé à mes proches il y a un mois. Je leur ai tous demandé de me nommer 3 choses que j'avais à améliorer pour être une meilleure amie, fille, humaine. Et j'ai repensé aux réponses de mes proches. On a tous des choses à ameliorer, ce qu'ils m'ont nommé sont des petites choses, mais ils m'ont tous dit que je suis quelqu'un de bien, qui justement, pense à s'améliorer et à être bonne pour ses proches.
C'est bon de savoir qu'on a fait des erreurs et qu'on peut bâtir sur elles pour faire de nous quelqu'un de meilleur. Mais c'est bon aussi de se rappeler que dans le fond, on n'est pas si pire déjà...
Une fois la vague passée, j'ai pensé à cette émotion qui m'avait envahie. Puis j'ai pensé
à ce courriel que j'ai envoyé à mes proches il y a un mois. Je leur ai tous demandé de me nommer 3 choses que j'avais à améliorer pour être une meilleure amie, fille, humaine. Et j'ai repensé aux réponses de mes proches. On a tous des choses à ameliorer, ce qu'ils m'ont nommé sont des petites choses, mais ils m'ont tous dit que je suis quelqu'un de bien, qui justement, pense à s'améliorer et à être bonne pour ses proches.
C'est bon de savoir qu'on a fait des erreurs et qu'on peut bâtir sur elles pour faire de nous quelqu'un de meilleur. Mais c'est bon aussi de se rappeler que dans le fond, on n'est pas si pire déjà...
mercredi 23 septembre 2015
Les funérailles
j'ai lu dernièrement les premiers chapitres d'un livre super populaire de Steven Covey, les 7 habitudes de ceux qui réussissent tout ce qu'ils entreprennent. Dans le dernier chapitre que j'ai lu, Covey pose une question qui a probablement changé ma vie. Le jour de vos funérailles, qu'est-ce que vous voulez que les gens qui vous aiment disent de vous?
J'ai réfléchi comme il faut à la question et j'en suis ressorti avec cette réponse : je veux que mes proches disent que j'étais là pour eux.
J'ai constaté en cet instant que je n'avais pas mis mes priorités au bon endroit. Je mettais toutes mes énergies sur mes projets d'entreprise et j'ai même mis de côté une amie précieuse pour accorder plus de temps à mon travail. J'étais à côté de la plaque!
J'ai réfléchi comme il faut à la question et j'en suis ressorti avec cette réponse : je veux que mes proches disent que j'étais là pour eux.
J'ai constaté en cet instant que je n'avais pas mis mes priorités au bon endroit. Je mettais toutes mes énergies sur mes projets d'entreprise et j'ai même mis de côté une amie précieuse pour accorder plus de temps à mon travail. J'étais à côté de la plaque!
À ce moment j'ai su que mes priorités allaient changer. J'ai mis de côté mon projet d'entreprise et j'ai rappelé cette amie que j'avais mis de coté. J'ai mis à mon horaire un moment chaque semaine pour prendre des nouvelles des gens qui me sont chers et j'ai décidé de prendre du bon temps avec eux, de mieux les connaître et de leur offrir mon support. Quand j'ai découvert au printemps ma mission de vie, ce ne fut pas une surprise que celle ci soit de mettre en lumière les qualités et les contributions des individus afin qu'ils se sentent appréciés et valorisés. Les gens que j'aime sont ma raison de vivre!
Quelque fois, j'oublie encore de mettre en pratique ma mission de vie. J'oublie de dire aux gens que j'aime à quel point ils sont importants pour moi, à quel points ils sont merveilleux et que je les aime. Mais je le fais beaucoup plus souvent maintenant. Quand un de mes proches vit une situation difficile, je tente d'être à son écoute, de lui offrir mon appui et de le revaloriser. C'est plus facile avec certaines personnes qu'avec d'autres, mais je fais tout juste commencer. Je veux être là pour les gens que j'aime. C'est tout ce qui compte.
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