vendredi 9 octobre 2015

Vouloir s'améliorer

Cette semaine j'ai fait deux bourdes dans le même meeting. J'ai dit des choses, du tac au tac, sans penser aux conséquences, et j'ai affecté mon image et celle de mon patron. Le lendemain, mon patron m'a fait la morale doucement, avec compassion, mais je sais bien que j'ai des choses à améliorer. Et d'habitude, j'ai toute la volonté du monde de m'améliorer et de travailler sur moi-même, mais, dans cet instant, j'ai senti peser le poids de toute mon imperfection, tout d'un coup. Je me suis sentie surpassée par tout le travail que j'aurai à faire sur moi-même durant ma vie. Je me suis dit que je n'aurai jamais terminé et j'ai senti ça comme insurmontable.

Une fois la vague passée, j'ai pensé à cette émotion qui m'avait envahie. Puis j'ai pensé
à ce courriel que j'ai envoyé à mes proches il y a un mois. Je leur ai tous demandé de me nommer 3 choses que j'avais à améliorer pour être une meilleure amie, fille, humaine. Et j'ai repensé aux réponses de mes proches. On a tous des choses à ameliorer, ce qu'ils m'ont nommé sont des petites choses, mais ils m'ont tous dit que je suis quelqu'un de bien, qui justement, pense à s'améliorer et à être bonne pour ses proches.

C'est bon de savoir qu'on a fait des erreurs et qu'on peut bâtir sur elles pour faire de nous quelqu'un de meilleur. Mais c'est bon aussi de se rappeler que dans le fond, on n'est pas si pire déjà...

mercredi 23 septembre 2015

Les funérailles

j'ai lu dernièrement les premiers chapitres d'un livre super populaire de Steven Covey, les 7 habitudes de ceux qui réussissent tout ce qu'ils entreprennent. Dans le dernier chapitre que j'ai lu, Covey pose une question qui a probablement changé ma vie. Le jour de vos funérailles, qu'est-ce que vous voulez que les gens qui vous aiment disent de vous?

J'ai réfléchi comme il faut à la question et j'en suis ressorti avec cette réponse : je veux que mes proches disent que j'étais là pour eux.

J'ai constaté en cet instant que je n'avais pas mis mes priorités au bon endroit. Je mettais toutes mes énergies sur mes projets d'entreprise et j'ai même mis de côté une amie précieuse pour accorder plus de temps à mon travail. J'étais à côté de la plaque!

À ce moment j'ai su que mes priorités allaient changer. J'ai mis de côté mon projet d'entreprise et j'ai rappelé cette amie que j'avais mis de coté. J'ai mis à mon horaire un moment chaque semaine pour prendre des nouvelles des gens qui me sont chers et j'ai décidé de prendre du bon temps avec eux, de mieux les connaître et de leur offrir mon support. Quand j'ai découvert au printemps ma mission de vie, ce ne fut pas une surprise que celle ci soit de mettre en lumière les qualités et les contributions des individus afin qu'ils se sentent appréciés et valorisés. Les gens que j'aime sont ma raison de vivre!

Quelque fois, j'oublie encore de mettre en pratique ma mission de vie. J'oublie de dire aux gens que j'aime à quel point ils sont importants pour moi, à quel points ils sont merveilleux et que je les aime. Mais je le fais beaucoup plus souvent maintenant. Quand un de mes proches vit une situation difficile, je tente d'être à son écoute, de lui offrir mon appui et de le revaloriser. C'est plus facile avec certaines personnes qu'avec d'autres, mais je fais tout juste commencer. Je veux être là pour les gens que j'aime. C'est tout ce qui compte.

mercredi 16 septembre 2015

la maladie mentale n'est pas une fin en soi

Ça fait longtemps que je sais que je suis malade. tellement longtemps que parfois j'oublie.

J'ai souvent l'impression que je suis plus forte que ma condition. Que d'être bipolaire ne va jamais m'empêcher d'accomplir mes objectifs. De vivre une vie remplie et heureuse, d'être comme tout le monde. Je ne me sens pas différente des autres. Je suis moi, une femme, une amante, une employée, une amie. Je suis comme tout le monde.

Ça fait du bien de se sentir comme ça. Je suis certaine que d'autres personnes souffrant de problèmes mentaux se sont sentis exclus ou à part à cause de leur condition. Je leur dis vous êtes comme tout le monde. Vous vivez des joies, des peines, des épreuves et tout le monde en vit. C'est juste que vous, vous avez besoin d'un traitement pour fonctionner normalement. Mais quand le traitement fonctionne, vous êtes comme tout le monde. Vous êtes un humain comme tant d'autres et vous valez la peine. La maladie mentale n'est pas une fin en soi.

mardi 11 août 2015

Quelque chose à célébrer

Il y a un an, j'ai fait une découverte qui allait changer ma vie pour le mieux. Cette découverte, c'est le Miracle Morning, une discipline mise sur pied par Hal Elrod, un coach à succès aux États-Unis. Nous sommes maintenant des milliers à pratiquer cette discipline chaque matin et je célèbre cette semaine ce que cette année m'a apportée. 

Le Miracle Morning, c'est un ensemble de 6 pratiques de développement personnel que l'on fait chaque matin en commençant la journée. Un acronyme, SAVERS, décrit les 6 pratiques:



S : Silence. Ce peut être une prière, un recueillement, dans mon cas, c'est 5 à 10 minutes de méditation.
A : Affirmations. Quelques phrases qui nous permettent d'être plus positifs et de résoudre des problématiques dans notre vie
V : Visualisation. J'ai créé un tableau visuel des choses que je souhaite accomplir et je les regarde chaque matin.
E : Exercise. Bouger le matin permet d'avoir plus d'énergie et d'oxygéner notre cerveau. Je le fais en dernier.
R : Reading ou lecture. Je lis chaque matin quelques chapitres d'un livre de développement personnel en lien avec une problématique que je souhaite résoudre.
S : Scribing, écriture. Je tiens un journal dans lequel j'écris chaque matin afin de savoir où j'en suis et où je souhaite aller.

Un an à mettre en pratique ces activités de développement personnel m'ont permis de beaucoup apprendre sur moi-même et de grandir beaucoup plus rapidement. Je me sens sereine, grâce à la méditation. J'ai amélioré la qualité de mes relations car j'ai plus d'empathie, plus d'écoute. J'ai réussi à trouver un sens à ma vie, à ressentir ma valeur personnelle. Je sais maintenant que je suis en contrôle de ma vie et de mon bonheur et que chaque jour, je prends le chemin qui m'y mène. Je suis plus près de mon coeur que jamais auparavant.

Je remercie la vie d'avoir mis sur mon chemin le Miracle Morning. Nous avons une communauté de plus de 18 000 personnes sur Facebook qui font le Miracle Morning et qui se réunissent pour discuter des bénéfices qu'il nous apporte, qui se donnent des conseils pour approfondir notre pratique. J'ai trouvé là des gens qui partagent mes valeurs et mon engagement à devenir une meilleure personne et j'y ai rencontré des gens extraordinaires.

Je suis heureuse du bilan de cette année de développement personnel et j'ai l'intention de poursuivre ma pratique aussi longtemps qu'elle me sera bénéfique.

Qu'est-ce qui vous permet de vous épanouir et de grandir dans votre vie en ce moment?


dimanche 28 juin 2015

Bonheur

Un jour j'ai fait le choix d'être heureuse. Tout simplement. J'ai décidé que le bonheur était 
Source
un choix, et non pas quelque chose qui allait m'arriver, comme ça, sans raison. J'ai décidé qu'à partir de ce moment, j'allais être heureuse. Et ce que j'ai constaté, c'est que ce n'est pas si facile.

Chaque jour, la vie nous apporte des épreuves. Des petites comme des grandes, qui viennent saper notre joie si on les laisse faire. Le bonheur, ce n'est pas un long fleuve tranquille. C'est un combat de tous les instants. 

Le bonheur est un choix et j'ai décidé de le mettre dans mes priorités. Les décisions que je prends, les chemins que j'empruntent, m'éloignent ou me rapprochent de lui, je dois donc faire les choix qui sont les bons, pour moi, afin d'être heureuse chaque jour. 

Choisir les gens qui nous entourent, nos amis, notre travail. Donner de la place à ce qu'on aime, à nos hobbies, à nos passions. Donner de l'amour autour de soi. Chaque petite action qui apporte son lot de bonheur au quotidien.


Le bonheur, c'est mon choix. Et ça fait bien mon bonheur!

vendredi 24 avril 2015

Le Why Café de John P. Strelecky

Dans ma quête de développement personnel, j'ai dévoré plusieurs livres dont celui que je vous
présente aujourd'hui, le Why Café de John P. Strelecky. Il s'agit d'une courte lecture, à peu près 150 pages, traitant, sous forme de roman, de la quête de notre mission de vie.

Tout d'abord, j'ai été déçue d'une chose du Why Café. J'ai lu une traduction française et la qualité de la langue laissait à désirer. J'ai même repéré plusieurs fautes d'orthographe. Je trouve que c'est inacceptable d'un livre qui se targue d'avoir été vendu à plus de 300 000 copies. J'ai passé outre ce défaut pour m'intéresser au contenu plutôt qu'au contenant. 

Il s'agit de l'histoire de John, qui, perdu dans un village éloignée, se retrouve au Why café Sur le menu, trois questions étranges. Pourquoi êtes-vous ici? Avez-vous peur de la mort? Êtes-vous pleinement épanoui? Les employés du café tentent d'aider John à répondre à ces questions.

Somme toute, j'ai trouvé que le Why Café, bien qu'il soulève des questions profondent que les gens n'ont pas tendance à se poser, ou craignent de se poser, reste en surface sur ces questions. J'ai trouvé que les leçons enseignées dans cet ouvrage demeuraient des généralités, telles que consommer n'apporte pas le bonheur, et faire ce que l'on aime dans la vie rend heureux. Je comparerais ces réponses faciles et peu profondes à la psycho-pop, mais version développement personnel. J'aurais souhaité que l'auteur nous apporte des pistes afin de trouver les réponses à ses questions. 

Malgré le manque de profondeur de cet ouvrage, j'ai tout de même trouvé intéressant de me pencher sur les questions soulevées par l'auteur afin de me sonder intérieurement. Bien que je n'aie pas la réponse à la question pourquoi êtes-vous ici, je peux répondre que je n'ai pas peur de la mort, et que je suis plutôt épanouie. Je sens que je serai plus épanouie lorsque j'aurai trouvé ma mission de vie. J'ai l'impression que cette découverte demandera du temps et beaucoup d'introspection, mais prendre ce chemin ne m'effraie pas. 

Et vous, pourquoi êtes-vous ici?

jeudi 26 mars 2015

Numbing Addiction

Je suis en train de lire le livre The Gifts of Imperfection de Brené Brown. Dans le chapitre que je
lisais ce matin, elle parlait des numbing addictions, ces dépendances que l'on développe afin de ne plus sentir les émotions négatives. Je comprend bien ce concept, puisque ces dépendances ont fait partie de ma vie pendant un long moment. 

Avant ma psychose, j'étais addict de la cigarette, de l'alcool et de la drogue (pot). Je consommais, consciemment ou non, pour engourdir les émotions liées à ma situation qui étaient clairement trop difficiles pour moi. J'avais besoin de boire chaque soir jusqu'à m'endormir, sinon, je n'y parvenais pas!

Lorsque j'ai été hospitalisée pour ma psychose et qu'on m'a mise sous médication, j'ai dû arrêter de consommer puisque l'alcool et la drogue ne sont pas compatibles avec les médicaments que je prends. Cette époque était probablement la plus difficile de ma vie, et je n'avais pas accès à ces substances qui engourdissent l'âme. J'ai dû apprendre à faire face à ma situation de façon lucide. J'ai eu la chance d'avoir érigé un mur solide entre moi et mes émotions, ce qui a fait en sorte que je ne sois pas submergée d'un seul coup. 

J'apprends encore, 5 ans plus tard et toujours à jeun, à me reconnecter avec les émotions que j'avais éliminées de ma vie. En réapprenant à vivre les émotions négatives, j'apprends également à faire une place aux émotions positives. 

Je suis heureuse que la psychose, bien qu'elle m'ait fait pendant un moment perdre le contact avec la réalité, m'ait permis de me défaire de mes addictions et d'apprendre à vivre dans le réel.