dimanche 28 juin 2015

Bonheur

Un jour j'ai fait le choix d'être heureuse. Tout simplement. J'ai décidé que le bonheur était 
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un choix, et non pas quelque chose qui allait m'arriver, comme ça, sans raison. J'ai décidé qu'à partir de ce moment, j'allais être heureuse. Et ce que j'ai constaté, c'est que ce n'est pas si facile.

Chaque jour, la vie nous apporte des épreuves. Des petites comme des grandes, qui viennent saper notre joie si on les laisse faire. Le bonheur, ce n'est pas un long fleuve tranquille. C'est un combat de tous les instants. 

Le bonheur est un choix et j'ai décidé de le mettre dans mes priorités. Les décisions que je prends, les chemins que j'empruntent, m'éloignent ou me rapprochent de lui, je dois donc faire les choix qui sont les bons, pour moi, afin d'être heureuse chaque jour. 

Choisir les gens qui nous entourent, nos amis, notre travail. Donner de la place à ce qu'on aime, à nos hobbies, à nos passions. Donner de l'amour autour de soi. Chaque petite action qui apporte son lot de bonheur au quotidien.


Le bonheur, c'est mon choix. Et ça fait bien mon bonheur!

vendredi 24 avril 2015

Le Why Café de John P. Strelecky

Dans ma quête de développement personnel, j'ai dévoré plusieurs livres dont celui que je vous
présente aujourd'hui, le Why Café de John P. Strelecky. Il s'agit d'une courte lecture, à peu près 150 pages, traitant, sous forme de roman, de la quête de notre mission de vie.

Tout d'abord, j'ai été déçue d'une chose du Why Café. J'ai lu une traduction française et la qualité de la langue laissait à désirer. J'ai même repéré plusieurs fautes d'orthographe. Je trouve que c'est inacceptable d'un livre qui se targue d'avoir été vendu à plus de 300 000 copies. J'ai passé outre ce défaut pour m'intéresser au contenu plutôt qu'au contenant. 

Il s'agit de l'histoire de John, qui, perdu dans un village éloignée, se retrouve au Why café Sur le menu, trois questions étranges. Pourquoi êtes-vous ici? Avez-vous peur de la mort? Êtes-vous pleinement épanoui? Les employés du café tentent d'aider John à répondre à ces questions.

Somme toute, j'ai trouvé que le Why Café, bien qu'il soulève des questions profondent que les gens n'ont pas tendance à se poser, ou craignent de se poser, reste en surface sur ces questions. J'ai trouvé que les leçons enseignées dans cet ouvrage demeuraient des généralités, telles que consommer n'apporte pas le bonheur, et faire ce que l'on aime dans la vie rend heureux. Je comparerais ces réponses faciles et peu profondes à la psycho-pop, mais version développement personnel. J'aurais souhaité que l'auteur nous apporte des pistes afin de trouver les réponses à ses questions. 

Malgré le manque de profondeur de cet ouvrage, j'ai tout de même trouvé intéressant de me pencher sur les questions soulevées par l'auteur afin de me sonder intérieurement. Bien que je n'aie pas la réponse à la question pourquoi êtes-vous ici, je peux répondre que je n'ai pas peur de la mort, et que je suis plutôt épanouie. Je sens que je serai plus épanouie lorsque j'aurai trouvé ma mission de vie. J'ai l'impression que cette découverte demandera du temps et beaucoup d'introspection, mais prendre ce chemin ne m'effraie pas. 

Et vous, pourquoi êtes-vous ici?

jeudi 26 mars 2015

Numbing Addiction

Je suis en train de lire le livre The Gifts of Imperfection de Brené Brown. Dans le chapitre que je
lisais ce matin, elle parlait des numbing addictions, ces dépendances que l'on développe afin de ne plus sentir les émotions négatives. Je comprend bien ce concept, puisque ces dépendances ont fait partie de ma vie pendant un long moment. 

Avant ma psychose, j'étais addict de la cigarette, de l'alcool et de la drogue (pot). Je consommais, consciemment ou non, pour engourdir les émotions liées à ma situation qui étaient clairement trop difficiles pour moi. J'avais besoin de boire chaque soir jusqu'à m'endormir, sinon, je n'y parvenais pas!

Lorsque j'ai été hospitalisée pour ma psychose et qu'on m'a mise sous médication, j'ai dû arrêter de consommer puisque l'alcool et la drogue ne sont pas compatibles avec les médicaments que je prends. Cette époque était probablement la plus difficile de ma vie, et je n'avais pas accès à ces substances qui engourdissent l'âme. J'ai dû apprendre à faire face à ma situation de façon lucide. J'ai eu la chance d'avoir érigé un mur solide entre moi et mes émotions, ce qui a fait en sorte que je ne sois pas submergée d'un seul coup. 

J'apprends encore, 5 ans plus tard et toujours à jeun, à me reconnecter avec les émotions que j'avais éliminées de ma vie. En réapprenant à vivre les émotions négatives, j'apprends également à faire une place aux émotions positives. 

Je suis heureuse que la psychose, bien qu'elle m'ait fait pendant un moment perdre le contact avec la réalité, m'ait permis de me défaire de mes addictions et d'apprendre à vivre dans le réel.

dimanche 15 mars 2015

La perception altérée

Lorsque j'ai commencé à prendre ma médication en 2010, un des médicaments, ou une combinaison de ceux-ci m'a fait prendre du poids très rapidement. En deux ans, j'avais un surplus de poids de 100 livres ainsi qu'une poussée d'acnée plutôt violente, elle aussi un effet secondaire. Il n'y a pas à dire, je n'était vraiment pas bien dans ma peau, d'autant plus que je vivais une profonde dépression. 

J'ai vite remarqué, après la prise de poids, que je ne recevais plus les regards dont j'avais l'habitude à une époque où j'étais très jolie. J'ai vécu très difficilement mon nouvel état ''invisible''. J'attribuais ça à mon poids, mais je vois les choses différemment maintenant.

J'ai entammé plusieurs démarches de développement personnel en 2013 et 2014. J'ai appris à prendre soin de moi et j'ai, de cette façon, appris à m'aimer d'avantage. J'ai pris soin de mon corps, de ma nutrition, je fais de l'exercice, et j'ai ainsi perdu 50 livres. Mais j'ai surtout appris ce que je vaux, intérieurement. 

J'ai remarqué que je prends plus de risques avec mes vêtements et mon maquillage depuis que j'ai réappris à m'aimer et à me trouver belle. Et, tout naturellement, j'ai recommencé à recevoir des compliments. Hier, j'ai reçu trois compliments au travail et un homme m'a souri sur la rue. Je pourrais attribuer cela à ma perte de poids, mais, en fait, je crois plutôt que c'est attribuable à ma façon à moi de me percevoir. Je crois sincèrement qu'une personne qui est confiante est plus attirante, peu importe son poids, la qualité de sa peau ou la couleur de ses cheveux. 

La morale de l'histoire? En prenant soin de soi, on apprend à s'aimer. En apprenant à s'aimer, les gens autour de soi nous perçoivent différemment. Et ça c'est merveilleux. 

mercredi 11 mars 2015

La valeur de la vie

J'ai amorcé en 2014 une longue découverte de soi. En plus de la psychothérapie, j'ai entrepris une méthode de développement personnel que j'ai intégrée à ma routine du matin et j'ai consulté une coach. Nous avons tous convenu que je manquais de contact avec ma connaissance de soi. Une des premières étapes que j'ai choisie a été de choisir mes valeurs de vie.

J'ai choisi les trois valeurs suivantes :

Le bonheur : pour moi, la première priorité, c'est le bonheur. Mon bonheur à moi, mais aussi le bonheur des gens que j'aime. Pour moi, le bonheur n'est pas un état constant et permanent, il est mouvant et je dois constamment me battre pour le conserver. Mais c'est la plus belle chose qui soit. Dans mon bonheur, j'inclus mes relations avec mon conjoint, ma famille et mes amis. La qualité de ces relations figurent dans les objectifs que je me suis fixés pour 2015, j'ai envie de m'exprimer mieux avec eux et d'accorder plus de temps à mes amis et à mon conjoint.

La santé : autant la santé mentale que la santé physique sont au cœur de mes priorités. Puisque j'ai plusieurs problèmes de santé en ce moment, j'accorde une grande importance à l'activité physique et à la qualité de la nourriture que je consomme. J'accorde une importance également à la médication que je dois prendre. La santé de mon conjoint m'importe également et, lorsque je peux lui permettre de manger sainement, je me fais une joie de cuisiner pour lui.

La connaissance : ceux qui me connaissent intimement ne seront pas surpris que j'aie choisi cette valeur dans mon top 3. Je suis un véritable rat de bibliothèque et j'absorbe une quantité appréciable d'information chaque semaine. Je valorise beaucoup la culture générale et, lorsque je m'intéresse à un sujet, je l'explore à fond afin d'en comprendre toutes les composantes. J'ai une soif d'apprendre intarissable et, pour moi, les livres sont un véritable trésor. D'ailleurs, dans ma prochaine maison, j'aurai une pièce dédiée à ma collection de livres, ce qui me remplit d'une joie immense.

Bien sûr, plusieurs autres valeurs ont fait la liste, tels que la gratitude, l'élégance, honnêteté, la persévérance, la stabilité, la fidélité et plusieurs autres encore. Je souhaite cependant que les trois valeurs que j'ai choisies en priorité deviennent le phare qui guidera mes choix et mes décisions futures. 

Quelles sont les valeurs qui sont importantes dans votre vie? Comment influencent-elles les choix que vous faites?


À bientôt!

lundi 9 mars 2015

Un périple de 5 années

En février dernier, 5 ans s'étaient écoulés depuis l'événement qui a changé ma vie et, un peu aussi,
celle de mes proches. Le 12 février 2010, après avoir pris des antidépresseurs qui, manifestement, ne me convenaient pas, j'ai fait une psychose induite. Le 15 février 2010, j'entrais à l'hôpital psychiatrique pour y passer 7 jours et débuter un long périple vers la santé mentale.

C'est à Louis-H. Lafontaine que j'ai appris que j'étais atteinte d'un trouble bipolaire de type 1 à cyclothymie très rapide. J'ai débuté une thérapie psychiatrique en clinique externe et j'ai essayé une dizaine de médicaments avant de trouver une dose qui me convenait. Ces essais-erreurs ont joué beaucoup sur ma santé et j'ai expérimenté des effets secondaires parfois étranges, parfois violents. J'ai pris 100 livres en deux ans, j'ai eu une poussée d'acné ravageuse, j'ai eu des tremblements, j'ai perdu beaucoup de cheveux, mais malgré tous les effets néfastes, j'ai persévéré dans mes traitements parce que je souhaitais de tout coeur devenir fonctionnelle. 

Je peux dire maintenant que je suis beaucoup plus stable. Mes humeurs sont plus constantes, j'ai repris contact avec mes émotions, j'ai appris à devenir une meilleure personne envers mes proches. J'ai repris le travail depuis maintenant deux ans. J'ai de moins en moins d'effets secondaires. J'ai enfin terminé ma thérapie psychiatrique et ma psychothérapie, je sens que je peux maintenant voler de mes propres ailes, avec la médication bien sûr, mais sans compter constamment sur mon personnel soignant. 

Quand je prends un moment de recul, j'apprécie de voir le chemin que j'ai parcouru depuis 5 ans. Je sais que les épreuves que j'ai traversées ont été très difficiles pour moi et mes proches, qu'elles laisseront des traces indélébiles sur mon parcours, et c'est très bien ainsi. Ma philosophie de vie a toujours été de rechercher à travers les épreuves les enseignements que la vie m'envoie. J'ai appris énormément de cette période de ma vie et, à travers la maladie, j'apprends encore chaque jour. 

Merci d'avoir suivi mon parcours, cher lecteur, on se revoit bientôt. 

dimanche 25 janvier 2015

La Valeur Intrinsèque

Dans un article précédent, je vous ai mentionné que j'ai repris une thérapie pour me permettre de grandir émotionnellement. Entreprendre cette thérapie a été comme ouvrir une boîte de Pandore et j'ai découvert plein de failles dans mes fondations. La faille majeure, celle qui menace à tout moment de foutre ma maison par terre, c'est cette absence de conscience de ma valeur personnelle. Cette valeur intrinsèque de soi-même qui nous fait sentir que nous sommes assez, que nous méritons d'être aimé et que nous avons notre place. 

Je suis donc entrée dans un processus de découverte de soi, afin de trouver cette valeur que je dois certainement avoir. Comme je suis une femme d'action, j'ai pensé à toutes sortes d'exercices que j'ai fait pour m'aider dans cette découverte. J'ai fait la liste de mes qualités, la liste de mes compétences, la liste de mes valeurs de vie. J'ai lu des livres sur l'estime de soi, j'ai engagé une coach. Je n'ai pas encore trouvé ma valeur, mais j'ai découvert certains aspects de ma personnalité et j'ai redéfini certains de mes objectifs. Je sens que le chemin de ma découverte s'étale devant moi et que je vais parcourir ce sentier pour un bon moment. C'est un voyage vers soi et l'issue ne peut être que positive. 

J'ai envie de m'offrir les paroles de cette chanson, comme si c'était la future moi qui l'offrait à celle que je suis maintenant. Une offrande d'amour de soi et de compassion.

When I look into your eyes
It's like watching the night sky
Or a beautiful sunrise
There's so much they hold
And just like them old stars
I see that you've come so far

To be right where you are
How old is your soul?

Well, I won't give up on us
Even if the skies get rough
I'm giving you all my love
I'm still looking up

And when you're needing your space
To do some navigating
I'll be here patiently waiting
To see what you find

'Cause even the stars they burn
Some even fall to the earth
We've got a lot to learn
God knows we're worth it
No, I won't give up

I don't wanna be someone who walks away so easily
I'm here to stay and make the difference that I can make
Our differences they do a lot to teach us how to use
The tools and gifts we got, yeah, we got a lot at stake
And in the end, you're still my friend at least we did intend
For us to work we didn't break, we didn't burn
We had to learn how to bend without the world caving in
I had to learn what I've got, and what I'm not, and who I am

I won't give up on us
Even if the skies get rough
I'm giving you all my love
I'm still looking up, still looking up.

Well, I won't give up on us (no I'm not giving up)
God knows I'm tough enough (I am tough, I am loved)
We've got a lot to learn (we're alive, we are loved)
God knows we're worth it (and we're worth it)

I won't give up on us
Even if the skies get rough
I'm giving you all my love
I'm still looking up

I Won't Give Up - Jason Mraz