vendredi 7 septembre 2012

nouveau refus

Je vis une grande déception aujourd'hui. J'ai de la peine.

Je vous ai parlé du programme d'intégration au travail d'Accès Cible SMT dans mon dernier billet. Hier, je rencontrais un agent d'Emploi Québec qui devait autoriser ma candidature au programme et l'allocation qui va avec. Mais, oh surprise! Je ne suis pas elligible au petit montant que mes collègues recoivent.

Depuis 2010, depuis le grand boulversement, j'ai été 4 mois en emploi. Le reste du temps, j'ai été sans revenu, inelligible au chômage, au bien-être social, à l'aide financière de dernier recours, même à la prime d'invalidité offert par ma compagnie de crédit. Tous avaient des raisons soit-disant valables pour me priver de ces ressources et je dois vous dire que je me sens sans recours. Le gouvernement considère ma bipolarité comme un trouble de santé majeur nuisant à l'emploi. Mais on ne m'aide pas. Et je peux vous assurer que j'ai fait des démarches sans relâche pour me trouver une aide financière. C'est mon conjoint, donc, qui assume tous les frais subvenant à mes besoins. J'ai hâte de n'être plus un fardeau pour lui et de contribuer aux dépenses conjointes. Ce nouveau refus me peine et me frustre tout à la fois. Vous me comprendrez, je crois.

mercredi 5 septembre 2012

malgré le challenge de la santé mentale

C'est signe que ça va bien car je recommence à avoir des activités et à voir des amis. Inactive depuis mars, depuis cet arrêt de travail pour dépression qui nous a tous surpris, me voilà avec un horaire bien rempli! 

D'abord, je recommence lundi prochain à voir Jean Grégoire pour poursuivre ma thérapie d'EMDR. Ensuite, je commence un groupe d'intégration au travail donné par Accès Cible, Santé Mentale au Travail. Et, très important, je commence enfin à avoir envie de renouer les contacts que j'ai mis de côté pendant l'épreuve intense de ma rémission. J'ai même commencé à créer de nouveaux liens. Je me sens revivre!

Le retour au travail est une véritable épreuve
Le programme d'intégration au travail me permet aussi de voir des gens car nous sommes actuellement sept dans mon groupe et le courant passe bien. Dans ce groupe, je vais pouvoir travailler les lacunes qui ralentissent mon retour au travail. Je veux apprendre à gérer mon stress relié au retour au travail, qui m'empêche de dormir bien des nuits, et apprendre comment aborder les périodes vides dans mon CV. 

Au terme de cet atelier de 28 semaines, j'effectuerai un stage en entreprise de 4 semaines. Ce stage peut mener à une embauche, bien entendu. Si ce n'est pas le cas, j'aurai un cours de recherche d'emploi. Bref, Accès Cible m'offre tous les outils nécessaire à ma réinsertion en milieu de travail. Ça me rassure énormément de participer à cette brigade de gens comme  moi, qui veulent une vie normale malgré le challenge de la santé mentale!




jeudi 30 août 2012

Des solutions alternatives à la dépression

Dre. Louise Fournier
Dans le journal de Montréal du 12 août 2012, La Dre. Louise Fournier, chercheure au CHUM, propose des solutions alternatives au traitement de la dépression, ainsi qu'un protocole d'intervention à l'usage des intervenants de première ligne. 

Les solutions alternatives proposées sont notamment; l'exercice physique, qui selon elle pourrait s'avérer un remède efficace à la dépression légère et modérée, la psychothérapie et, pour les jeunes, un jeu vidéo basé sur l'autogestion.

Vous pouvez lire l'article en cliquant sur le lien suivant : http://www.journaldemontreal.com/2012/08/12/mieux-traiter-la-depression

mercredi 29 août 2012

Moi-même version 2.0

Je pense que je suis stable. Enfin. C'est sur qu'il y a toujours une crainte de retomber, de faire une nouvelle dépression, mais j'essaie de croire que je vais voir le coup venir cette fois-ci et me faire traiter à temps. 

Quand je dis que je suis stable, c'est que je me suis sortie de la dépression qui m'a mené à quitter mon emploi en mars dernier. Aussi, ma dose de médicaments reste inchangée depuis 5 mois maintenant, une première depuis ma psychose. Je me sens enfin redevenue moi-même. 

Moi-même, oui, mais transformée tout de même. Je suis beaucoup plus lucide et plus sage. Pour être honnête, il n'y a pas si longtemps, je trouvais que la médication m'avais rendue ''plate''. Je n'avais plus d'idées qui fourmillent, je n'avais plus de pulsion créatrice, je n'avais plus de plaisir. Mais c'est enfin rentré dans l'ordre et maintenant j'ai envie de créer, d'accomplir et de socialiser. Je me sens bien et heureuse. ENFIN!


lundi 25 juin 2012

Avant de craquer

Connaissez-vous la FFAPAMM? Il s'agit de la fédération des familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale. L'organisme a pour mission d'accompagner les proches qui désirent s'impliquer dans la santé de leur ami ou des membres de leur famille. Ils ont mis sur pied un site web, http://avantdecraquer.com/ qui contient de précieuses informations. Comment déterminer si notre proche a besoin d'une intervention médicale, quoi faire en cas d'urgence, quelles sont les caractéristiques des principales maladies mentales, mais aussi des liens et des publications pour s'informer par nous-mêmes. En plus de son site web, la FFAPAMM offre des ateliers d'information, des formations, un service d'intervenants et même un service de répit pour permettre aux aidants de souffler un peu. Une véritable référence pour ceux d'entre-vous qui supportent un proche atteint. D'ailleurs, si vous le faites, vous êtes une personne extraordinaire qui mérite de l'aide. Merci!

mercredi 30 mai 2012

J'ai juste envie de pleurer...

Comme vous le savez propablement, je suis en arrêt de travail depuis mars. Je vois mon psychiatre régulièrement pour faire le suivi sur ma dépression en cours. Je l'ai vu jeudi dernier pour notre rencontre mensuelle et on a encore changé ma médication (quelle surprise!) Voyez-vous, un des principaux symptômes de ma bipolarité, c'est d'avoir perpétuellement le cerveau en ébullition, ce qui me cause une insomnie tenace. Depuis le début de mon traitement, on a essayé plusieurs médicaments, plusieurs doses et rien ne fait à long terme. Le bon Dr. Todorov, un peu à court de solution selon moi, vient de me remettre un médicament que j'avais essayé il y a deux ans et d'augmenter encore une fois ma dose de Seroquel. J'ai maintenant 150 mg de Trazodone, que je peux couper en trois pour commencer à le prendre graduellement, et 400 mg de Seroquel, dont 100 mg que je peux prendre au besoin. 
Différentes doses de Seroquel
Lundi, c'était la première journée de Trazodone. J'ai pris le tiers, soit 50 mg, avec 300 mg de Seroquel et j'ai dormi. Hier, j'ai repris la même dose, mais j'étais incapable de fermer l'oeil. Je me suis levé et j'ai pris le 100 mg de Seroquel au besoin pour que j'arrive enfin à dormir. Le résultat, ce matin j'avais un cas particulièrement aigu des yeux de poisson... Ce qui veut dire que la dose est trop forte... Le problème c'est qu'il faut ABSOLUMENT que j'arrive à dormir car le manque de sommeil accentue les effets de ma maladie, mais il faut aussi que j'arrive à fonctionner le jour! J'ai l'impression de revenir des mois en arrière. J'ai l'impression qu'il n'y a pas de solution viable qui me permette des bonnes nuits ET des bonnes journées. Je suis découragée car si ce nouveau dosage ne fonctionne pas, je vais devoir essayer ENCORE quelque chose de nouveau. Faire des essais et des erreurs, c'est l'histoire de ma vie depuis ma psychose. Quand mon sommeil est bon, c'est mon humeur qui fait des siennes. J'ai juste envie de pleurer...

vendredi 11 mai 2012

Mise à jour mai 2012

Bonjour chers lecteurs!

Je n'écris plus. Du tout.
J'ai été absente excessivement longtemps, surtout que je m'étais promise de bloguer sur une base régulière cette année. Ce n'est pas seulement vous que j'ai négligé, mais aussi mon blog de critiques de films et mon blog de santé-beauté. Je n'écris plus. Du tout. 

J'ai pensé passer faire un petit tour par ici pour vous donner des nouvelles. La dernière fois qu'on s'est vus, je vous écrivais ma joie de reprendre le travail. Je commençais mon premier emploi à temps plein depuis la grande crise de 2010. Eh bien laissez-moi vous dire, ce ne fut pas aussi idyllique que je l'avais entrevu... J'ai fait ma formation de trois semaines en vivant un stress immense, parce que je devais passer un examen chaque semaine qui déterminait si je conservais ou non mon emploi. Ensuite, j'ai commencé à travailler sur le plancher et j'ai commencé à faire des crises d'angoisses. J'avais les yeux de poisson régulièrement, au point que je doive quitter le travail. Inquiète, j'ai consulté le bon Dr. Todorov qui m'a immédiatement mis en arrêt de travail pour dépression. J'ai réussi à travailler durant deux mois avant d'être mise à l'arrêt. Le constat : je n'étais pas prête pour un retour à temps plein. 

La prise de médicament peut avoir des effets indésirables
Malgré que je sois à l'arrêt, la vie n'a pas été bien rose. Mon psychiatre m'a prescrit des antidépresseurs, du Wellbutrin, qui m'ont donné toutes sortes d'effets secondaires les plus indésirables les uns que les autres. J'ai dû les arrêter, malgré que je sente le besoin d'avoir un soutien médicamenteux. Mon moral joue au yo-yo, mon chéri ne sait jamais comment il va me trouver en arrivant, joyeuse et ricaneuse, ou morose et déprimée... La plupart du temps, c'est endormie qu'il me trouve, parce que tout m'épuise et je fais des siestes fréquemment.

Mon psychologue, Mr. Grégoire, m'a suggéré d'intégrer un groupe de retour au travail supervisé par deux ergothérapeutes de la clinique externe de Louis-H. Lafontaine. Chaque vendredi, nous sommes 8 patients à se rencontrer et à faire diverses activités préparatoires au retour à l'emploi. Dans le cadre de  ce projet, nous avons aussi deux rencontres par semaines avec un kinésiologue qui nous guide dans une réactivation physique qui se veut autant bénéfique sur le plan de la santé du corps que de l'esprit. C'est difficile pour moi de faire de l'exercice, mais je me suis donné le défi de me présenter coute que coute aux rencontres et de faire de mon mieux les activités qui me sont proposées. À mon grand étonnement, je ressens une recrudescence de mon énergie et je suis même arrivée à faire des tâches ménagères qui me sont habituellement très difficiles avec une certaine aisance!

Malgré que je vive une période difficile en ce moment, je garde espoir que ma situation s'améliore, que mon moral prenne du mieux et je fais chaque jour des efforts pour sortir de cette vague creuse. Ma mère disait aujourd'hui ''aide-toi et le ciel t'aidera!''