mardi 27 novembre 2012

Je veux

Toujours chez Accès Cible, cette semaine nous avons déterminé ce qui nous motive à travailler, les critères qui sont essentiels pour que nous soyons heureux dans notre travail. Voici ce qui est ressorti pour moi :

Je veux :
Source: coupdepouce.com
  • Beaucoup d'autonomie
  • Travailler individuellement
  • Un travail peu exigeant physiquement
  • Un horaire fixe
  • Des tâches variables
  • Un environnement de travail peu bruyant 
  • Des responsabilités qui dépendent de moi
Je ne veux pas
  • Des mouvements répétitifs
  • Un horaire variable
  • Un lieu de travail variable
Je vais commencer à chercher un stage la semaine prochaine et un emploi en mars. Pour mon stage, je vise un poste de commis de bureau et pour mon prochain emploi, j'hésite entre secrétaire, réceptionniste ou adjointe administrative. Je serais aussi très intéressée par un poste de chargée de projet. J'ai encore le temps de me décider!

lundi 19 novembre 2012

objectifs motivants

Dans le programme de réinsertion en milieu de travail que je suis chez Accès Cible SMT, nous allons faire un stage de 7 semaines dans le milieu de notre choix. La semaine dernière, j'avais à déterminer les enjeux que je veux travailler pendant mon stage. Le but de celui-ci n'est pas tant d'apprendre à accomplir des tâches en emploi que de travailler les aspects qui ont été problématiques dans mes emplois précédents et qui me font craindre mon retour au travail. 

J'ai déterminé 4 enjeux sur lesquels je veux mettre l'emphase durant mon stage. D'abord, l'absentéisme élevé, que j'attribue à mes problèmes de santé, mais aussi à un manque de motivation à me rendre au travail quand j'ai particulièrement mal (go fibromyalgie!). Ensuite, la timidité qui se traduit par une difficulté à entrer en relation avec mes collègues durant les pauses et les dîners. En quatrième, filtrer mes ''révélations choc'', des affirmations sur ma vie privée qui ont pour effet de me marginaliser face à mes collègues, et dernièrement, la peur de retomber malade, plus précisément, la peur de la dépression. 

Pour attaquer de front ces enjeux, je me suis fixé des objectifs précis, observables et mesurables et différents moyens pour y arriver. 

1. Entrer en relation avec mon équipe
  • Approcher 5 personnes différentes de façon informelle pendant mon stage
  • Socialiser avec au moins 1 collègue sur mes heures de dîner
  • Participer à 1 activité sociale de l'entreprise pendant mon stage (s'il y a lieu)
2. Préserver ma vie privée dans le cadre de mon travail
  • Prendre un temps de réflexion avant de divulguer des détails personnels
  • Prendre note des éléments sensibles que je divulgue pour y porter attention dans l'avenir
3. Maintenir une hygiène de vie saine
  • Respecter ma routine du coucher
  • Me coucher assez tôt pour pouvoir dormir entre 7 et 9 heures
  • Souper tôt, manger léger et varié
Je trouve que ces objectifs sont réalistes, réalisables et motivants à atteindre. J'ai déjà hâte au stage!

lundi 12 novembre 2012

remonter la pente et recommencer

La semaine dernière, au cours du programme de réinsertion sociale que je suis chez Accès Cible SMT, nous avons conçu un graphique présentant notre vie personnelle en parallèle avec notre vie professionnelle. Le but de cet exercice était de faire le lien entre la maladie et l'emploi, pour voir si l'un influe sur l'autre. 

En regardant mon graphique, j'en suis venue à la conclusion que mes années en emploi sont assez positives. J'aime beaucoup travailler, j'ai surtout beaucoup aimé gérer mes propres entreprises. Mais c'est assez clair que ma vie personnelle a été plus difficile. Le mot qui m'est venu en tête en voyant sa courbe dans le graphique, c'est ''accidentée''.  Les points les plus bas de la courbe représentent bien les 4 dépressions majeures que j'ai vécue dans les dernières 13 années. 

Ce que je retiens de l'analyse de mon graphique, c'est que les dépressions ont eu un impact significatif sur mes emplois. En fait, à chaque dépression sur ma courbe, j'ai quitté mon emploi ou fermé mon entreprise. Et les manies, elles, m'ont amené à faire de mauvais choix professionnels. Aussi, un emploi qui ne me convient pas a un impact sur ma santé mentale et peut sérieusement nuire à mon équilibre psychologique. 

Heureusement, j'ai la force de me relever et d'aller chercher les outils pour m'aider quand j'en ai besoin. C'est ce qui me permet de remonter la pente et de recommencer.

dimanche 28 octobre 2012

Réveille!

J'ai commencé lundi le programme de réinsertion en milieu de travail chez Accès Cible et, après 4 jours, je trouve les thèmes abordés vraiment intéressants et je trouve que nous formons un beau groupe. Nous sommes 13 dans le groupe, des gens de tous âges et de tous les milieux. C'est enrichissant d'écouter leur histoire!

Beaucoup de positif, mais tout de même une ombre au tableau, mes fameux yeux de poisson qui me font somnoler pendant plusieurs heures le matin. Je n'arrive pas à me concentrer et à rester assise droite, ma tête est si lourde! Mes yeux ferment tout seul, rien ne marche pour me garder réveillée. J'en ai parlé avec mon pharmacien, qui connaît l'intéraction des nombreux médicaments que je prends pour voir ce que je pourrais modifier pour régler mon problème. Je ne veux pas toucher aux médicaments psychiatriques vu que je suis stable depuis quelques mois, pour la première fois. Il m'a donc suggéré de modifier la prise de Lyrica, le médicament qui traite la fibromyalgie. J'en prends normalement 100 mg. le matin et 100 mg. au coucher. J'ai cessé de prendre la dose du matin pendant les 4 derniers jours et le constat est confus, deux jours avec les yeux de poisson, deux jours sans. Je vais devoir continuer l'expérience pour conclure. 

J'espère trouver une solution rapidement, parce qu'en emploi, somnoler à mon poste ne sera pas toléré...

lundi 8 octobre 2012

Analogie à la natation

Depuis quelques mois, je faisais une rêve récurrent qui me perturbait chaque fois. Je devais déménager ou voyager avec tous mes effets personnels qui se retrouvaient immanquablement éparpillé un peu partout. Je devais les rassembler et les placer mais j'avais toujours peur d'en perdre. Ça ne finissait jamais bien.

Aujourd'hui, c'est la deuxième fois que je rêve à une variante, qui selon moi est très positive. Dans ce nouveau rêve, j'ai tous mes effets personnels qui sont déjà placés et je n'ai qu'à les réorganiser à mon goût. Signe que ma situation est toujours en progression, mais à une nouvelle étape, sans me perturber.

J'ai l'impression que ces deux rêves illustrent la progression que je fais psychologiquement. J'ai nagé dans un fort courant dans les deux dernières années. Pour retrouver la paix intérieure et pour me sentir bien, je me suis battue pour me sortir la tête de l'eau. J'ai l'impression d'être arrivée à une étape où le courant est calme et d'avoir acquis des nouvelles techniques de nage.

il faut se battre pour garder la tête hors de l'eau
Pardonnez cette analogie à la natation, c'est l'image qui, je crois, définit le mieux comment je me sens. 

Et vous, faites-vous des rêves récurrents? Que veulent-ils dire pour vous?

Source de l'image : www.ladepeche.fr

vendredi 7 septembre 2012

nouveau refus

Je vis une grande déception aujourd'hui. J'ai de la peine.

Je vous ai parlé du programme d'intégration au travail d'Accès Cible SMT dans mon dernier billet. Hier, je rencontrais un agent d'Emploi Québec qui devait autoriser ma candidature au programme et l'allocation qui va avec. Mais, oh surprise! Je ne suis pas elligible au petit montant que mes collègues recoivent.

Depuis 2010, depuis le grand boulversement, j'ai été 4 mois en emploi. Le reste du temps, j'ai été sans revenu, inelligible au chômage, au bien-être social, à l'aide financière de dernier recours, même à la prime d'invalidité offert par ma compagnie de crédit. Tous avaient des raisons soit-disant valables pour me priver de ces ressources et je dois vous dire que je me sens sans recours. Le gouvernement considère ma bipolarité comme un trouble de santé majeur nuisant à l'emploi. Mais on ne m'aide pas. Et je peux vous assurer que j'ai fait des démarches sans relâche pour me trouver une aide financière. C'est mon conjoint, donc, qui assume tous les frais subvenant à mes besoins. J'ai hâte de n'être plus un fardeau pour lui et de contribuer aux dépenses conjointes. Ce nouveau refus me peine et me frustre tout à la fois. Vous me comprendrez, je crois.

mercredi 5 septembre 2012

malgré le challenge de la santé mentale

C'est signe que ça va bien car je recommence à avoir des activités et à voir des amis. Inactive depuis mars, depuis cet arrêt de travail pour dépression qui nous a tous surpris, me voilà avec un horaire bien rempli! 

D'abord, je recommence lundi prochain à voir Jean Grégoire pour poursuivre ma thérapie d'EMDR. Ensuite, je commence un groupe d'intégration au travail donné par Accès Cible, Santé Mentale au Travail. Et, très important, je commence enfin à avoir envie de renouer les contacts que j'ai mis de côté pendant l'épreuve intense de ma rémission. J'ai même commencé à créer de nouveaux liens. Je me sens revivre!

Le retour au travail est une véritable épreuve
Le programme d'intégration au travail me permet aussi de voir des gens car nous sommes actuellement sept dans mon groupe et le courant passe bien. Dans ce groupe, je vais pouvoir travailler les lacunes qui ralentissent mon retour au travail. Je veux apprendre à gérer mon stress relié au retour au travail, qui m'empêche de dormir bien des nuits, et apprendre comment aborder les périodes vides dans mon CV. 

Au terme de cet atelier de 28 semaines, j'effectuerai un stage en entreprise de 4 semaines. Ce stage peut mener à une embauche, bien entendu. Si ce n'est pas le cas, j'aurai un cours de recherche d'emploi. Bref, Accès Cible m'offre tous les outils nécessaire à ma réinsertion en milieu de travail. Ça me rassure énormément de participer à cette brigade de gens comme  moi, qui veulent une vie normale malgré le challenge de la santé mentale!